my book

Je rentrais tout droit d'Angleterre, après un stage de un mois et demi , très enrichissant, mais très heureuse de retrouver ma famille, ainsi que l'homme que j'aime.
Pour Gaël et moi, qui étions ensemble depuis un an et quelques mois, c'était la 1ère et la plus longue des séparations.
Habitues à nous voir tous les week-end, cela ne fut pas évident, mais comme tous les couples dont la distance les affecte, nous avons pris notre mal en patience.

Il est venu me rejoindre le temps d'un week-end, la tentation était trop grande ! ! !

A la fin du stage, je passais en 2nde année de BTS assistant trilingue et lui passait en BTS électronique.
Nous commencions à faire de petits projets pour notre futur comme celui d'emménager ensemble.
Il ne nous restait plus qu'un an à attendre avant de réaliser ce rêve de jeunes amoureux. Nous nous étions fiancés et nous voulions attendre que notre situation soit favorable pour concrétiser notre union.

L' été 2002 arriva, nous avions décidé de partir à Nice, et plus précisément à la Gaude, dans sa famille. Il connaissait déjà la mienne.
Nous sommes partis contre l'avis de mes parents, car le jour de notre vol, je devais passer un examen, pour valider mon passage en 2nde année.
J'avais fait ma valise, et comme mon examen n'était qu'une simple formalité, j'étais sûre de partir, avec ou sans leur avis.
A 20 ans, les vacances d' été, on se les paye tout seul, on partait 9jours, je n'avais jamais visité ce coin là, et je mourrais d'envie de connaître sa famille, ma futur belle famille.

L'examen de passage fut validé, et nous voilà nous envolant pour le SUD ! Des vacances bien méritées ! Nos 1ères vacances à deux au bord de la mer. C'était la 1ère fois que je prenais l'avion, je l'avais déjà pris petite, mais je n'avais pour seul souvenir, l'hôtesse qui m'avait offert un verre de jus d'orange. j'angoissais énormément, alors Gaël m'avait dit de me mettre près du hublot, car de voir l'horizon serait le meilleur des remèdes pour surmonter ma peur. Il me rassurait en me tenant la main...c'était le 4 Juillet 2002.

Arrivés à l'aéroport de Nice, nous avons été accueillis par sa tante Sylvie et sa fille Emma qui n'avait que 8mois. Présentations faites, en route pour la Gaude. A 20 min de Nice, la route monte, bordé de virages, on découvre tout Nice c'est un spectacle magnifique. Sylvie vivait chez son compagnon, Patrick alors elle nous avait logé dans sa maison qui était voisine. Une petite maison avec un immense jardin et surtout une basse-cour surprenante.
Entre autre, je me souviens de la chèvre, marguerite, qui nous en a fait voir de toutes les couleurs ! je ne suis pas très campagnarde de nature, vivant et oui dans la banlieue parisienne... !mais je l'ai trouvé attachante, même si elle me faisait peur au 1er abord. Elle n'arrêtait pas de me suivre, et par contre, elle détestait Gaël, elle lui fonçait dessus ! on pouvait aussi trouver des poules et 3 moutons.

A l'heure du déjeuner, pour notre 1er jour, j'allais rencontrer ses grands-parents, Yann et Yvette. Très charmants, tout le monde fut très accueillant, et la gêne qu'on a au début, dû à l'appréhension de cette rencontre a vite disparu, je me suis vite sentie à mon aise.

Comme je voulais tout voir, avec Gaël, nous avons eu 3jours rien que pour nous avec la voiture de Patrick une vieille Peugeot 205, qui nous fut très utile.

Nous avons ainsi parcouru, Cannes, Fréjus, Antibes, Saint-Raphaël...et pour terminer en beauté, l'Italie, San Remo et Ventimiglia, en faisant une escale pour déjeuner à Monaco.
Plages, farniente, balades et restaurants, telles étaient ces 3jours. Un paysage parfait et idyllique pour tous les amoureux qui souhaitent vivre seulement d'amour et d'eau fraîche.

Une belle ombre à ce magnifique tableau est venu l'obscurcir, pendant notre séjour.
Patrick qui possède une boutique d'antiquités a eu besoin de bras costauds pendant toute une journée. Gaël ne se fit pas prier pour l'aider. lors de ce déménagement, ils ont soulevé beaucoup de meubles anciens assez lourds. A ce moment là, Gaël était soigné pour une bronchite depuis la mi-juin.

Après ce jour-là, la nuit Gaël avait beaucoup de mal à respirer et était obligé de prendre 2 voir 3 oreillers pour réussir à s'endormir...il passait de très mauvaises nuits. Et se réveillait au chant du coq, ce qui n'était pas du tout dans son habitude, étant un couche tard lève tard. Ce qui nous a le plus inquiéter ce sont les plaques qu'il a commencé à avoir, partout, sur tout le corps, des sortes d'ecchymoses, qui ne lui faisaient pas mal. Là nous avons décidé d'aller consulter le médecin.

Pendant l'auscultation, le médecin ne trouvant aucune explication pour ces marques, ni son manque de respiration quand il se trouve allonger, lui demande de faire une radio des poumons pour voir s'il n'y a pas la quelque chose qui gêne, et lui prescrit des médicaments. Malheureusement lorsque l'on sort, la pharmacie est fermée. Le lendemain matin, très tôt, nous nous rendons avec sa tante à la radiologie. Et nous rapportons la radio auprès du médecin dans l'après midi. Celui-ci lui prescrit d'autres médicaments à la place, ne semble pas sûr de son diagnostic et demande d'aller consulter un pneumologue, dès notre retour sur Paris. Je ne m'inquiète pas, et les médicaments prescrits font du bien à Gaël, il arrive à dormir.

A notre retour, nous devions aussitôt repartir à Fouras avec mes parents. La fin de notre séjour se passa fort bien. La mère de Gaël, Michèle, prit rendez-vous avec le pneumologue pour le 15 juillet, le jour de notre départ en camping avec mes parents. Lorsque je les appelle pour leur apprendre la nouvelle, ils ne sont pas très enchantés et souhaitent que je parte quand même avec eux. Je ne me sens pas de le laisser aller chez le pneumologue, je ne suis pas angoissée, je le rassure que ça ne peut pas être grave, même si au fond de moi je me dis que ce n'est pas tous les jours qu'on va chez un pneumologue ....
Ils sont de mauvaise humeur lorsque l'on rentre et refusent que je dorme chez lui la veille du rendez-vous. L'angoisse monte, et nous sommes séparés cette nuit là, je dors mal très mal, je ne veux pas manger, je ne sais pas pourquoi ils me font ça, il est vrai que juste revenant de stage je repartais, mais là ça n'était pas un rendez-vous anodin ! enfin, je me lève de bonheur, et je pars chez lui, à Rambouillet, je ne vois personne avant de partir, je suis trop énervée, et tout le monde dort à point fermé.
Il vit seul avec ses parents, il n'a ni frères et s½urs, moi nous sommes 6 j'ai un frère et deux s½urs, je suis l'aînée.
Lorsque j'arrive chez lui, il est entrain de déjeuner, en mangeant, l'angoisse part, c'est un gourmand. On part accompagné de sa mère, qui a l'air plus angoissée que nous deux réunis.
L'attente se fait courte, je le rassure que tout va bien se passer.....le pneumologue nous reçoit, Gaël lui résume ce qu'il s'est passé, le déménagement, le médecin, les plaques....il regarde la radio des poumons, la place à l'envers, c'est rassurant !il la regarde pendant quelques minutes et là le verdict tombe, il ne doit surtout pas partir faire du camping, il faut qu'il aille directement à l'hôpital pour faire des examens complémentaires sans passer par chez lui, afin de déterminer ce qu'il a. alors c'est en direction de l'hôpital de Rambouillet que nous allons en sortant du rendez-vous, de plus en plus inquiets, ne sachant pas ce qu'il a, nous ballottant de droite à gauche. Ils n'ont pas de voiture, alors nous voilà partis pour 20 min de marche à pieds. Lorsque nous arrivons enfin, le personnel était prévenu de notre arrivée et il se retrouve dans une chambre assez vite.

On nous apprend qu'il va peut être devoir faire une fibroscopie, lorsqu'on lui explique ce que c'est, il est choqué et fait un malaise vagal. Il resta dans cet hôpital pendant 2 jours avant d'être transféré dans un autre hôpital, celui du Chesnay, près de Versailles. Je n'y connais rien, , nous y allons en ambulance, je ne prête pas d'attention au nom de l'étage où nous allons, je me suis disputée avec mes parents, qui voulaient que je vienne malgré tout avec eux, j'ai forcé la main, alors que je suis de nature sage et gentille, là je ne le sens pas, il n'y a que lui qui compte, je commence à ressentir comme un mauvais pressentiment. Je suis en froid avec eux, ça s'arrangera, ce n'est le principal...nous voilà à Mignot dans ce grand hôpital on dirait un grand magasin, il est rempli de monde, sauf qu'il y a l'odeur des couloirs, celle qui dit que tout le monde est malade.
On nous accueille dans une chambre la n°25 au 5ème étage, des chiffres que l'on oublie pas...un médecin arrive, avec la nouvelle, Gaël est assis sur une chaise, moi je suis sur le lit, sa mère est aussi présente.


Nous sommes très loin d'imaginer ce qu'elle va nous annoncer, elle prend un air sérieux, sévère et froid, et le verdict tombe : il est atteint de leucémie aiguë lymphoblastique.
Sans chercher à comprendre, je revois simplement les films que l'on voit à la télé, avec des enfants qui perdent leurs cheveux, qui vomissent, et qui meurent. Je le vois condamné. C'est plus fort que moi j'ai un sentiment d'injustice qui m'envahit, je me sens impuissante, je craque, je pleure dans ses bras, sa mère fond en larmes dans ses bras, lui « encaisse », il n'y a pas d'autres mots, accepte et attend qu'on lui dise ce qu'il va se passer.

Notre vie bascule dans un cauchemar, un brouillard s'installe, il est très épais. On écoute le jargon du Dr Getz , qui prend une voix plus douce cette fois...afin de nous préparer à la suite des évènements, il devra rester un mois dans cette chambre, où il commencera par des séances de chimiothérapie, un document nous est donné avec les explications de ce qu'entraîne une chimio, perte des cheveux, vomissements...la liste est longue. Gaël écoute, moi je le regarde, j'ai peur, je ne sais pas comment réagir, notre monde est complètement détruit. La médecine nous fait comprendre que l'on ait pu au moyen âge et que c'est une maladie qui se soigne et se guérit très bien.

Il faut que la chimio détruise les mauvaises cellules dites « blastes », mais aussi les bonnes cellules de notre sang. En fait c'est notre moelle osseuse qui ne fonctionne pas correctement, et on tombe en anémie (manque de globules rouges) d'où ses problèmes respiratoires. La chimio entraîne la personne à être en aplasie, puisqu'en détruisant les bonnes et les mauvaises cellules, les défenses immunitaires deviennent faibles, les globules blancs qui nous aident à nous battre ne sont plus là, et l'on doit attendre qu'ils se régénèrent tout seul, que notre corps les produisent. L'aplasie est le fait de ne plus avoir de défenses donc de globules blancs.

Le fait d'avoir entendu que cette maladie se guérisse, a eu un effet placebo, Gaël montre qu'il a envie de se battre, il reste fort, tout ce conditionnement ne lui fait pas peur, pour lui c'est une épreuve de plus. Etant sportif de nature, ce n'est pas une chimio qui va l'arrêter ! ! !

Ce soir là je reste chez ses parents, mes parents étant près de la Rochelle, même si ma s½ur est à la maison, je préfère rester auprès d' eux, la journée a été éprouvante et de plus son père n'est pas encore au courant.

Sur le retour, dans le train qui nous mène de Versailles jusqu' à Rambouillet. Je me remets à penser à notre vie jusqu'à aujourd'hui. Une vie si belle et tranquille.

C'est en septembre 1999 que je l'ai rencontré, par l'intermédiaire d'un ami. On se voyait pratiquement tous les jeudis soirs. On ne se parlait pas beaucoup. Il se moquait souvent de moi alors je ne lui prêtais pas d'attention, j'avais seulement remarqué ses beaux yeux marrons. Et à l'époque j'avais quelqu'un.

L'année a passé, les vacances d'été aussi et c'est en septembre de l'année suivante donc en 2000, que nous nous sommes croisés, cette fois-ci nous sommes seuls tous les deux. Pour la première fois on discute vraiment de tout et de rien, tant est si bien que je n'ai pas envie de descendre du train. On s'échange nos numéros de téléphone. Ca ne va pas plus loin que quelques sms. Aux vacances de Noël, je le perds de mes contacts. On se recroise de nouveau en janvier, je viens de rompre. Il m'explique qu'il s'est fait agresser en décembre et qu'il ne pouvait plus me donner de nouvelles. Il a changé de numéro et il avait perdu le mien par la même occasion. Je lui donne mon email, cette fois-ci, et je l'invite à la maison.

On rentre de plus en plus souvent ensemble dans le train. La soirée où il vient à la maison se passe très bien, il m'aide à faire la cuisine, je ne pense qu'à une chose, qu'il m'embrasse avant de partir mais ce ne fut pas le cas. Déception encore plus grande, j'apprends qu'il a quelqu'un. Elle vit loin. Je ne désespère pas, on continue à se voir, et plus on se voit plus on se dit tout, on est proches et complices. Je le présente à mes copines et lui aussi.

Lorsqu'il rompt avec sa copine, je suis là pour lui. Il a l'air malheureux. On s'appelle souvent, je suis devenue sa confidente et lui aussi, c'est mon meilleur ami. Mais là il ne veut pas me parler. Et en plus il s'est bloqué le dos en sport. On ne va pas se voir avant les vacances de février.

De là commence les sous-entendus par sms. Comme quoi j'aimerais bien lui faire un massage pour ses problèmes de dos. Les vacances arrivent, je pars aux sports d'hiver. c'est le 14 février que je lui envoie le sms de plus pour lui demander d'être mon valentin. Il me répond que ça fait un moment qu'il y pense sérieusement. Lorsqu'on rentre il m'appelle pour me remercier pour ma carte postale et on se donne un 1er rendez-vous.

Je suis surexcitée quand le jour J arrive. Je me sens stupide, nerveuse, et je ne sais plus ce que je dois faire, quand je le verrais, si je dois lui faire la bise....ou bien l'embrasser, ah les pensées de filles ! ! !
Besoin immédiat de conseils, j'appelle mon amie la plus proche, qui me dit juste d'écouter mon c½ur. Je crois que j'ai écouté ma tête seulement, quand j'arrive et que je le vois dans sa belle chemise de soie bleue je lui saute littéralement dessus. Le pauvre n'a pas le temps de dire ouf. Il ne comprend pas ce qui lui arrive ! ! ! mais trouve cela agréable ! ! ! on prend le train pour Versailles. Tout le monde reprend ses esprits, on se met à discuter, il me fait écouter son lecteur mp3. On va au restaurant italien. Puis nous sommes allés voir « ce que veulent les femmes », mais on a pas vraiment vu le film...
Il m'a raccompagné et pour un 1er RDV, j'en ai gardé un souvenir mémorable, j'avais hâte de le revoir et bizarrement il me manquait déjà. On se dit tellement de choses, la complicité qui s'est installé entre nous était tellement fortes que de dépasser l'autre côté de la barrière ne nous faisait pas peur.

De mon côté, je n'avais eu que 2relations, et elles avaient toutes été à distance, alors je me posais 1000 et 1 questions sur ce que ça allait donner...et c'était merveilleux, plus on rentrait ensemble le soir dans le train, moins j'avais envie de descendre.

C'était l'année du bac pour moi, il fallait rester néanmoins sérieux, alors on ne se voyait pas énormément le week-end
La 1ère fois que je suis allée chez lui, ce fut quand même 3 semaines après, il tenait à me présenter à ses parents...
Je fus la 1ère qu'il ramenait chez lui, et pour moi c'était un honneur, je voulais vraiment faire bonne impression. On a mangé dans leur grand jardin, ce jour là, ils m'avaient cuisiné un bon poulet rôti accompagné de frites, ils avaient tout fait pour m'accueillir à bras ouverts, je me suis sentie à l'aise très vite. Quelques semaines après eut lieu mon déménagement et c'était à mon tour de le présenter à mes parents. Comme il nous avait bien apporté son aide, ce fut aussi la 1ère fois qu'il restait dormir à la maison. En fait il rencontra plus que mes parents, puisqu'on recevait de la famille, qui était venue nous aider, ce fut une intégration complète. La plus proche fut celle avec mon frère Tristan et ma petite s½ur Héloïse. Etant fils unique, il les a tout de suite pris sous son aile. L'instinct paternel ou la découverte de la fraternité. Ça s'est réellement bien passés et tout allait bien.

Son anniversaire est arrivé, Gaël ne le fêtait guère, quand il était petit, ses parents travaillant beaucoup, il n'avait jamais eu de fête pour son anniversaire. Alors on lui a préparé une petite surprise à la maison, juste avec mes frères et s½urs, et il fut ravi.
Notre cadeau fut une soirée en amoureux sur une péniche au bord de la Seine, avec une nuit à l'hôtel. une soirée merveilleusement romantique à souhaits, il m'offrit un beau bouquet de roses. C'est dommage que le réveil fut vif car je devais aller en cours le lendemain malheureusement ! ! !

Les mois passés et notre amour grandissait. N'arrivant plus à nous passer l'un de l'autre, c'est tous les week-end que l'on se voyait. Tant et si bien qu'il m'aida à réviser pour le bac. Personne n'arrivait à croire que l'on révisait et pourtant c'était la stricte vérité.
C'est simple lorsqu'il n'est pas avec moi je pense tellement à lui que je n'arrive pas à me concentrer et donc pas du tout à réviser. Tandis que lorsqu'il était à mes côtés, il me motivait, même pour les maths la matière où j'avais le plus de mal. Et je l'ai eu !
Par contre lui redoublait sa 1ère année de BTS.

Pour notre 1er été ensemble, nous avions décidé de bosser, et nous avons passé un mois dans la même entreprise, et je suis restée chez lui pendant tout ce temps, un avant goût de la vie à deux. Ses parents travaillant souvent tard, nous étions souvent seuls. Son père est réceptionniste dans un hôtel sur paris, et sa mère est infirmière. Leurs horaires sont très flexibles et ils peuvent travailler de nuit. D'ailleurs quand il était petit Gaël a du très vite apprendre à se débrouiller tout seul pour tout faire. Il est vite devenu indépendant. C'est quelqu'un de très mature pour son âge, qui n'a pas eu toujours la vie facile, il a même vécu dans des quartiers très défavorisés et a appris à se battre pour se défendre....très tôt, en s'inscrivant au sport dès son plus jeune âge, qui est vite devenu une passion pour lui.


C'est quelqu'un qui sait ce qu'il veut, et c'est le 31 juillet qu'il me l'a demandé. Nous étions au restaurant la villa César, un de nos italiens préférés. On buvait l'apéritif, quand il a commencé à me faire sa déclaration. La déclaration où il m'a demandé en mariage. C'était magique et j'étais aux anges...bien sûr ce n'était pas avant la fin de nos études que nous allions nous marier mais j'en rêvais déjà. Je lui dis OUI et c'est tout ce qui comptait.

Nos soirées d'été se résumaient à faire beaucoup de resto ciné c'est ce qu'on adorait. Une fois pour changer, on a pris le train on est allés sur paris comme ça, et une fois arrivés là bas on a vu la tour Montparnasse et on s'est dit allons y....et en ressortant de là on a continué notre lancée au cinéma, puis au restaurant et enfin toujours pas fatigués nous avons fini la soirée en boîte à deux. C'était une journée magnifique.

Ça marquait aussi la fin de l'été...donc rentrée des classes, séparations.
Retour à la vie normale. Les mois se ressemblent et défilent à une vitesse folle. Notre amour grandit avec. Mes 20 ans approchent et il a décidé de me faire le plus grand des cadeaux. Une fête surprise sur paris avec tous nos amis réunis. Je suis enchantée, je l'aime, comme une folle, il est merveilleux je n'ai jamais été aussi heureuse de ma vie.

Tout ces moments sont des souvenirs qui ont marqué notre vie de couple pour toujours.
1an et 4mois et voilà que notre vie bascule dans l'inconnu, un avenir incertain.




la seule pensée qui m'obsède est va t'il s'en sortir ? Comment notre couple va t'il supporter cette épreuve ? tout ce que je pense c'est que j'ai décidé d'être la plus présente qui soit, d'être auprès de lui, de ne vivre que pour lui.

Retour à la réalité. Nous arrivons en gare de Rambouillet. Nous allons devoir annoncer la nouvelle à Marc, qui l'encaisse comme son fils. La maison est vide, l'ambiance reste sereine. C'est ma deuxième nuit sans lui, mais c'est la toute première que je passe dans son lit dans sa chambre, toute seule. Je ne peux m'empêcher de prévenir tous nos amis. J'ai besoin de leur soutien. Rien n'y fait, je n'arrive pas à dormir, je prends pour la 1ère fois un demi comprimé de somnifère, je tourne en rond, je me fiche d'avoir toute la place et toute la couverture, ce que je veux c'est partager ce lit une place avec l'homme que j'aime. le somnifère fait enfin son effet, je m'endors.

Demain c'est une longue journée qui s'annonce, on retourne à l'hôpital il faut lui apporter tout le nécessaire. Pour qu'il ne s'ennuie pas, ses parents lui offrent une console Game cube. Il est aux anges, il en oublie où il se trouve, il a un vélo d'appart, et on lui a même ramené ses altères. On apprend qu'il va devoir avoir un cathéter central, une sorte de périphérie, pour qu'ils reçoivent tous les produits, de façon à ce qu'il ne soit pas piqué partout à chaque fois. C'est par là aussi, que ses prises de sang pour sa numération dit NFS seront faites. Il devra aller au bloc car cela se fait sous anesthésie locale. Quelques heures plus tard nous retrouvons Gaël, rasé au torse, avec un énorme pansement qui recouvre une sorte de tube, qui passe dans sa veine. Il a des fils. Il n'a pas mal et ne se plaint pas.

# Posté le mardi 14 décembre 2004 10:20

Modifié le vendredi 17 décembre 2004 11:27

5MOIS

5MOIS DEJA....JE SOUFFRE TOUJOURS AUTANT...TU ME MANQUES
OPHEE
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# Posté le mercredi 27 octobre 2004 09:21

TEMOIGNAGES

MERCI DE VOTRE SOUTIEN

Message : jai ete ac lui tout le long...mais il est parti jeudi soir... cest insupportable, je ss desemparee.... tous vos messages me font chaud coeur ms pour linstant rien ne peut me retirer cette souffrance. 48h a peine se st ecoulees....je nai envie de rien et jen veux au monde entier. jessaye de rester forte car il ne voudrait pas me voir com ca mais cest impossible. je ss a bout de force... POURRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRQQQQQQQQQQQQQQUOOOOOOOOOOOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII cest injuste je me sens seule.
Par : ophelia Le : 29/05/2004


Réponse : je ne sais quoi te dire ,si ce n'est qu'il faut continuer à se battre et donner de son sang,de son temps pour les autres malades.Oui ça fait mal la perte d'un proche,oui c'est injuste cette maladie de M...E!!J'ai perdu mon papa voilà 3 semaines et il me manque chaque jour ,mais je sais que de là haut il veille sur moi ,et que je n oublierai jamais la leçon de courage qu'il ns à donner à travers la maladie.Si tu as besoin de te confier,dialoguer ,n'hésite pas ,je te laisse mon adresse.bisous et bon courage à toi,et tes proches . Stéphanie
Par : huslaing Le : 18/06/2004

Réponse : Ma tres chere Ophee, je viens juste de recevoir ton e-mail. Je suis bouleversee et abattue par cette horrible nouvelle et ne trouve pas les mots pour te reconforter ... Je voudrais simplement te dire que tu peux toujours compter sur moi a n importe quelle heure ! Tu sais que je t aime tres tres fort ! Je continue a prier pour toi Ophelia ! Sois forte, bats-toi et surtout ne perds pas courage ! Je partage ta douleur, et c est vrai comme l ont dit d autres personnes il faut que l on continue a parler de notre Gael qui est parti certes, mais (ne le prends pas mal), qui est enfin delivre de toutes ses souffrances. Ophee je pense a toi et a ses parents. Je t appelle tres vite ! Je t aime ! Ludi
Par : Lehmann Le : 06/06/2004

Réponse : Ophélia, cette saleté de maladie a fait partir au loin Gaël et tu te sens bien seule et tu en veux à la terre entière. C'est normal. Je ne trouve pas les mots pour te reconforter. Je voulais simplement te dire que je suis à tes côtés. Gaël l'est toujours également et, avec sa famille, ses amis, ta famille, j'espère que tu trouveras un peu de réconfort et de repos dans les terribles moments que tu vis actuellement. Je t'embrasse affectueusement. Isabelle (la maman de Candice B.)
Par : Misset Le : 01/06/2004

Réponse : ophelia je te souhaite beaucoup de courage.j'ai moi aussi vecu ça au mois de novembre 2003 je suis de tout coeur avec toi.pensées affectueuse corinne
Par : corinne Le : 01/06/2004

Réponse : une trés grande pensée pour Ophelia j'ai perdu quelq'un de cette p**** de maladie y a plusieurs mois la douleur et le souffrance ressentient sont insupportables rien ne peut l'apisé..mais il faut rester forte...je pense trés trés fort a vous affectuesement S.
Par : S Le : 01/06/2004

Réponse : Ophélia quelle triste nouvelle ,je suis de tout coeur avec vous tous qui êtes dans la peine ,tout le temps j'ai admiré ton courage d'être toujours à ses cotés ,tu lui a donné ta présence ,ton amour et çà c'est énorme pour lui et pour ses parents ,je sais que c'est trés dur que c'est un vide immense,mais comment te réconforter,je n'ai pas les mots ,parle beaucoup de lui avec les personnes qui l'ont aimé,pour qu'il continu à vivre dans ton coeur .je t'embrasse tendrement .c
Par : fournet Le : 01/06/2004

Réponse : Ophelia, je suis avec toi ,il est des douleurs difficiles à consoler mais quelques mots peuvent les apaiser ,quand le chagrin aura su s'enfuir , il restera les meilleurs souvenirs. voici ces quelques mots pour toi ... J'ai reçu ce poeme quand mon papa est décédé il y a 8 mois, il faut du temps c'est vrai , mais je sais maintemant qu'il veille sur moi et sur ma petite famille. COURAGE ma chére Ophélia. Je t'embrasse..SOPHIE D'ANGERS
Par : HAMEL Le : 31/05/2004

Réponse : Tite Ophé... J'ai la chance de te connaitre EN VRAI depuis peu, tu m'as envoyé sur ce forum pour m'annoncer la triste nouvelle... Tu sais avec toutes ces personnes qui sont là et qui t'on répondu, on pleure avec toi, on t'accompagne dans ton deuil, on t'envoie tout ce qu'on peut de réconfor t et de tendresse... c'est rien par rapport à ta détresse, je le sais. Je veux te dire que mon coeur saigne et que si tu as besoin, je suis là. Une partie de toi est partie avec lui, mais l'autre, celle qui vit encore, FAUT QU'ELLE SE BATTE.... PASSKE TOI, TU VIS !!!!! VIIIIIIIIIT !
Par : Matthieu Le : 30/05/2004

Réponse : quelle tristesse que je connais bien. du courage il t'en faudra mais il sera toujours là pour veiller sur toi soit en sure. on ne peut se mettre a la place de celui qui reste mais croit bien que je suis de tout coeur avec toi courage
Par : chris Le : 30/05/2004

Réponse : Ophélia, que te dire dans ce moment terrible. Mon ami est parti, il y a 6 mois d'une leucémie aigue, je sais ce que tu peux ressentir. De la souffrance, de la peine, l'anéantissement et surtout de la colère. Pourquoi ? C'est la question que je me pose tout le temps. J'ai suivi votre parcours sur ce site et le départ de Gael m'attriste énormément. Sois forte, c'est les mots que me disent les personnes qui m'entourent mais c'est pas facile. Il y a des hauts et des bas à traverser. Les gens qui ne connaissent pas ce parcours contre cette saloperie de maladie ne peuvent pas comprendre. Je t'embrasse très fort.
Par : Sylvie Le : 30/05/2004

Réponse : Chère Ophélia. Tout mon amour pour toi dans ces moments douloureux. Les mots sont dérisoires, ma tristesse est grande et mes pensées vont vers toi, ta soeur, ton frère, ses parents, les tiens, je vous souhaite beaucoup de courage. Gaël est parti apaisé par ta présence,ta tendresse, ton amour.C'est normal que tu cries ta souffrance, ton incompréhension, l'injustice, ta solitude ...tous ensemble, si tu le veux, nous t'aiderons. Je t'envois mon n° de tél. par courriel. Tendrement. Marie-Claire
Par : ferreira Le : 30/05/2004

Réponse : Ophélia. Aucun mot ne me vient pour exprimer la tristesse que je ressens à la lecture de ton message. Nous sommes tous là pour toi. Tu n'es pas seule, il y a ta famille, tes amis et nous tous prêts à t'aider du mieux que nous le pourrons, à te soutenir pour que tu puisses exterioriser ta douleur. Je t'embrasse. Perrine
Par : Perrine Le : 30/05/2004

Réponse : ophélia, j'ai beaucoup pensé à toi depuis ton dernier message et je suis désolée d'apprendre aujourd'hui... je suis de tout coeur avec toi moi aussi et pense trés fort à toi. Accroches toi Ophélia, bats toi, sois forte, pour gael et pour toi . Le temps pansera tes blessures et tu auras de merveilleux souvenirsdans ton coeur. Je suis avec toi Ophélia. je t'embrasse tendrement. PATRICIA
Par : sintes Le : 29/05/2004

Réponse : Orphelia...tu sais tres bien qu'il n'aurais pas voulut te voir aussi malheureuse alors bats toi et remonte la pente.jet'embrasse tres fort.
Par : floriane Le : 29/05/2004
Réponse : ophelia, Je suis de tout coeur avec toi.Je voudrais etre pres de toi et te dire un tas de choses pour te reconforter et t'aider a surmonter ta peine. Aime-le,Ophelia,aime-le encore et encore. si tu veux garder le contact avec moi,je te laisserais mon adresse e-mail ci-apres. je t'embrasse,je t'aime,on t'aime. sandra sandra_denis2003@yahoo.fr
Par : denis Le : 29/05/2004

# Posté le mardi 24 août 2004 04:14

Modifié le mardi 24 août 2004 04:40

OUR STORY!

OUR STORY!

Je t'ai connu il ya 5ans...on s'est rencontre sur le quai dune gare, et la 1ere chose que jai remarqué ce sont tes beaux yeux marrons.
A cette époque, nous ne nous connaissions pas plus que ça...on se croisait de tps en tps...tjs ds ce train qui allait en direction de rambouillet, je ne savais meme pas que tu y habitais...

on sest revu par hasard toujours dans cette meme gare, et on a appris a se connaitre...on est devenus amis, puis meilleurs amis et au fil du temps...ca sest transforme en veritable amour. Mon 1er grand amour. c'est toi pour toujours, mon ame soeur.
Ton ophelia, ta femme, ta fiancee, ta fefesse

# Posté le vendredi 16 juillet 2004 07:55

Modifié le mercredi 27 octobre 2004 09:43

ON PENSE A TOI!

ON PENSE A TOI!

ON TAIMEEEEEEEEEEE
NOUS VOILA REUNIS POUR TOI!MON AMOUR!!!!!!
ac ton papa ta maman,celine, sophie, seb, laurent, faby, fx, carine, dieu, moi, marion, omar et yannick toujours par terre!

sans oublier notre photographe, petite mimi!

# Posté le samedi 03 juillet 2004 10:42